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Article: Focus ingrédient : l'eau volcanique de Jeju, trésor d'hydratation

La cascade de Jeongbang est une célèbre cascade sur l'île de Jeju. Crédit photo : Linda Yuan

Focus ingrédient : l'eau volcanique de Jeju, trésor d'hydratation

Ingrédients décryptés

Eau volcanique de Jeju et eau thermale : ce qui les différencie vraiment pour la peau

Côte volcanique de l'île de Jeju en Corée du Sud, d'où provient l'eau de mer souterraine utilisée en cosmétique

L'eau volcanique de Jeju et l'eau thermale sont deux eaux actives. Elles n'ont ni la même origine, ni la même composition, ni le même rôle sur la peau.

L'eau thermale française naît de la pluie. Elle s'infiltre, chemine des décennies dans des roches sédimentaires, puis resurgit. Faiblement minéralisée, riche en silice et en sélénium, elle est étudiée pour son effet apaisant.

L'eau volcanique de Jeju vient de la mer. Elle s'infiltre sous l'île et traverse des strates de basalte. Sa minéralité est marine : magnésium, calcium, potassium, complétés par des oligo-éléments dissous dans la roche. Les travaux publiés portent sur l'hydratation, la défense antioxydante et la pigmentation.

Le verdict, avant le détail

Une eau thermale apaise une peau qui réagit. Une eau de Jeju soutient une peau qui manque d'eau. Voici ce qui les sépare, ce que dit la recherche, et comment les associer.

Le comparatif

Critère Eau thermale française Eau volcanique de Jeju
Origine de l'eau Eau de pluie infiltrée dans le sol Eau de mer infiltrée sous l'île
Roche traversée Craie, dolomie, roches sédimentaires Strates de basalte poreux
Profil minéral Faible : 266 mg/L pour Avène, silice et sélénium dominants Marin : magnésium, calcium, potassium, plus zinc, sélénium, vanadium, silice
Avant formulation Utilisée telle quelle, sans traitement Dessalée, dureté minérale calibrée
Encadrement Statut d'eau minérale naturelle, autorisation préfectorale Ressource gérée par la province de Jeju, aucun statut équivalent en France
Effets documentés Apaisant, anti-irritant, anti-inflammatoire, dossier clinique Hydratation, défense antioxydante, pigmentation, en préclinique
Forme dominante Brume, spray, base de soins dermatologiques Base aqueuse de formules coréennes, dont produits de teint

Qu'appelle-t-on eau volcanique de Jeju ?

Trois matières premières différentes portent ce nom. De là vient la confusion que l'on retrouve dans la plupart des articles consacrés au sujet.

Eau de mer souterraine

Le yongam haesu, désigné dans la littérature scientifique comme lava seawater. Elle s'infiltre depuis le littoral, puis circule lentement dans le sous-sol volcanique. C'est celle dont il est question ici.

Eau douce d'aquifère

Son origine est météorique : de la pluie, filtrée par le basalte, exploitée notamment comme eau de boisson. Composition et usage diffèrent.

Poudre volcanique

Ce n'est pas une eau, mais de la roche broyée, scorie ou poudre, appréciée pour son pouvoir absorbant sur le sébum. Le rapprochement avec une eau active relève du récit commercial.

Pourquoi la percolation dans le basalte change la composition

Le basalte de Jeju est une roche poreuse, empilée en strates par les coulées de lave successives. L'eau de mer y circule lentement. Ce long séjour souterrain produit deux effets.

Le premier tient du filtre. Isolée de la surface, l'eau se débarrasse de la matière organique, des micro-organismes planctoniques et des contaminants côtiers. Les analyses publiées ne relèvent ni mercure ni cadmium.

Le second tient de l'enrichissement. Au contact de la roche, l'eau se charge des éléments issus des minéraux basaltiques. Aux macro-minéraux marins, magnésium, calcium et potassium, s'ajoutent le zinc, le sélénium, le vanadium, le germanium et le fer. La silice y est plus concentrée que dans l'eau de mer de surface, comme le détaille la revue de synthèse de l'Université nationale de Jeju. Cette signature, marine à la base et volcanique par ajout, distingue l'eau de Jeju d'une eau de mer ordinaire.

Qu'est-ce qu'une eau thermale, et pourquoi ce statut est-il encadré ?

Eau thermale n'est pas une formule d'ambiance. C'est une catégorie réglementaire.

Une eau de pluie, un long trajet souterrain, un statut protégé

Une eau thermale est une eau météorique. De la pluie, donc. Elle s'infiltre et chemine des décennies, parfois des siècles, dans les roches profondes avant de resurgir. L'eau thermale d'Avène parcourt plus de cinquante ans de trajet souterrain au contact des dolomies. Celle de La Roche-Posay percole à travers les assises crayeuses du turonien. Elle est captée entre trente et quatre-vingts mètres, sur un périmètre protégé, et émerge à treize degrés.

Le statut impose des obligations. En France, l'exploitation d'une eau minérale naturelle par un établissement thermal est soumise à autorisation préfectorale. La ressource de La Roche-Posay a été déclarée d'intérêt public par décret du Conseil d'État du 3 août 2018.

Silice, sélénium et microflore

Leur force n'est pas la richesse minérale. C'est l'inverse. L'eau thermale d'Avène affiche un résidu sec de 266 milligrammes par litre. Son profil est bicarbonaté calcique et magnésien, avec un rapport calcium sur magnésium égal à deux et 10,6 milligrammes de silicates par litre. Celle de La Roche-Posay est bicarbonatée calcique, silicatée et séléniée. Sa teneur en sélénium se situe entre quarante et soixante microgrammes par litre.

Cette faible minéralité est un choix. Une eau trop chargée en sels laisse un dépôt et tiraille en séchant. La visée revendiquée suit la composition : apaiser, réduire l'irritation, accompagner les peaux réactives.

Deux philosophies opposées

Un point mérite attention, car il va à l'encontre de l'intuition. L'eau thermale se revendique non traitée. Elle est captée et conditionnée telle qu'elle jaillit, et l'intégrité de la ressource constitue l'argument central.

L'eau de Jeju est nécessairement transformée. De l'eau de mer brute ne se formule pas : elle est dessalée, et sa dureté minérale calibrée. L'une revendique la nature intacte. L'autre, la maîtrise du procédé.

Que dit la recherche sur l'eau volcanique de Jeju ?

Une revue de synthèse publiée en octobre 2025 par le département d'histologie de la faculté de médecine de l'Université nationale de Jeju en dresse l'état des lieux.

Hydratation : ce que les études observent au niveau cellulaire

L'effet observé ne se limite pas à un apport d'eau. Sur kératinocytes en culture et sur modèle de peau reconstruite, l'eau de lave de Jeju augmente l'expression de l'aquaporine-3. Ce canal assure le transport de l'eau à travers les membranes cellulaires. Elle augmente également le CD-44, récepteur de l'acide hyaluronique, ainsi que la filaggrine et la caspase-14. Ces deux protéines participent à la fabrication des facteurs naturels d'hydratation de l'épiderme.

Le mécanisme est donc indirect. L'eau ne se contente pas de mouiller la surface. Elle stimule les outils dont la peau dispose pour retenir la sienne. C'est ce qui sépare un actif hydratant d'un simple apport d'eau.

Stress oxydatif et collagène : la voie Nrf2

Sur fibroblastes dermiques humains exposés aux UVB, l'eau de lave de Jeju active la translocation nucléaire du facteur Nrf2. Ce régulateur commande la réponse antioxydante de la cellule. Les enzymes NQO1 et HO-1 augmentent, la production de collagène également.

La nuance compte. Il ne s'agit pas d'un antioxydant qui neutralise les radicaux libres, comme le ferait une vitamine C. Il s'agit d'une eau qui active les défenses propres à la cellule. Le second mécanisme est, en principe, plus durable.

Pigmentation : l'inhibition de la mélanogenèse

Sur un modèle cellulaire de mélanocytes stimulés par l'hormone alpha-MSH, l'eau de Jeju inhibe la synthèse de mélanine. Elle emprunte la voie CaMKKβ, puis AMPK, ce qui bloque en aval les signaux déclenchant l'expression des gènes de la mélanogenèse. Le calcium présent dans l'eau y tient un rôle central.

La piste est sérieuse sur les taches pigmentaires, fréquentes après quarante ans. Elle ne dispense pas d'une protection solaire quotidienne, qui reste le premier levier.

Ce que la recherche ne permet pas encore d'affirmer

Ces travaux sont majoritairement précliniques. Ils reposent sur des cultures cellulaires, des modèles de peau reconstruite et des études animales. Les auteurs de la revue de 2025 appellent à des essais cliniques humains de grande ampleur, encore absents sur la plupart des effets systémiques.

L'innocuité, en revanche, est établie. Les tests de mutagénicité et de génotoxicité conduits sur les fractions minérales sont négatifs. L'absence de métaux lourds est confirmée. Une eau bien tolérée, dont les mécanismes cutanés sont documentés au niveau cellulaire : voilà ce qui peut être affirmé aujourd'hui.

Pourquoi intégrer l'eau de Jeju dans un cushion plutôt que dans une brume ?

Le format détermine ce qu'une eau active peut réellement faire.

Le procédé d'oxygénation breveté

L'eau de Jeju du Bibi Nova Cushion est traitée par un procédé coréen breveté. Le brevet 10-0948813, dit High Thickness Oxygen Melting Technology, vise une teneur en oxygène dissous supérieure à 120 ppm.

Le détail que personne ne lit : 120 ppm n'est pas naturel

À pression et température ambiantes, une eau plafonne autour de huit à neuf milligrammes d'oxygène par litre. Une teneur de 120 ppm n'est donc pas spontanée. Elle résulte d'un procédé de sursaturation.

Le mérite revient à la technologie, non à la ressource. L'argument n'en est que plus solide : un brevet ne se copie pas.

Brume, sérum, cushion : trois durées de contact

Une brume d'eau thermale agit brièvement. Elle dépose l'eau, elle s'évapore. L'apaisement est réel, mais borné. Ce format convient à son usage : calmer une peau qui chauffe, à un instant donné. Un cushion fonctionne autrement.

Sur la liste INCI du Bibi Nova Cushion, la mention SEA WATER figure en première position, sur les six teintes. En cosmétique, l'ordre reflète la concentration décroissante. Cette eau n'est pas un ingrédient d'appoint ajouté en fin de formule. Elle est la base aqueuse du produit. Elle demeure au contact de la peau pendant toutes les heures de port, sous un film de filtres minéraux, dioxyde de titane et oxyde de zinc, qui assure une protection SPF 50 PA++++.

Teinte Light Rosé 00 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Light Rosé 00
Teinte Porcelaine 01 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Porcelaine 01
Teinte Beige 02 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Beige 02
Teinte Doré 03 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Doré 03
Teinte Terre du Sud 04 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Terre du Sud 04
Teinte Cacao 05 du cushion Bibi Nova portée sur le visage Cacao 05

Une eau qui soutient les mécanismes d'hydratation a besoin de temps pour agir. Un produit de teint porté huit heures lui en accorde davantage qu'une vaporisation de quelques secondes. Ce raisonnement est développé dans le guide complet du Bibi Nova.

La synergie avec la fleur de lotus et les ferments

Fleur de lotus Nelumbo nucifera, extrait associé à l'eau de mer de Jeju dans la formule du cushion Bibi Nova
La pharmacopée coréenne raisonne en associations plutôt qu'en actifs isolés.

La formule suit cette logique. L'extrait de fleur de lotus, Nelumbo nucifera, accompagne l'eau de mer sur les six teintes. S'y ajoutent l'extrait de callus de Mirabilis jalapa, la belle-de-nuit, pour son action apaisante, la niacinamide pour l'uniformité du teint, et une série de filtrats fermentés de ginseng, de riz et de soja.

Selon les tests conduits par la marque, une mesure par cornéométrie sur dix femmes à peau sèche à très sèche relève un taux d'hydratation cutanée encore supérieur au niveau initial huit heures après application. Il s'agit d'un test interne, mené sur un effectif restreint. À lire comme une donnée de marque, non comme une preuve scientifique indépendante.

Faut-il choisir entre eau thermale et eau de Jeju ?

La question ne se pose pas en ces termes. Les deux eaux répondent à des situations distinctes et se cumulent sans difficulté.

Quelle eau pour quel besoin

Besoin Eau à privilégier Geste
Rougeurs, réactivité, après-soleil Eau thermale Brume sur peau nettoyée, avant le soin hydratant
Déshydratation, tiraillement en journée Eau de Jeju Un produit qui reste posé, comme le Bibi Nova Cushion dont elle est la base aqueuse
Teint terne, taches, peau mature Eau de Jeju et protection UV Cushion SPF 50 PA++++ associant eau de Jeju et niacinamide
Peau mixte à grasse qui brille Eau de Jeju Texture non occlusive, hydratation sans surcharge
Retouche en cours de journée Eau de Jeju Recharge cushion nomade, appliquée par tapotement

L'enchaînement le plus logique est séquentiel. Brume d'eau thermale le matin, sur peau propre, si la peau tiraille ou rougit. Soin hydratant et protection solaire. Puis produit de teint à base d'eau de Jeju, qui prend le relais pour la journée. Sur peau mature, cette séquence s'inscrit dans une routine coréenne simplifiée. Le choix du format est détaillé dans le comparatif cushion, BB crème ou fond de teint après quarante ans.

Fond de teint cushion Bibi Nova SPF 50 PA++++ de MI-RÊ Cosmetics

L'eau qui reste posée

Bibi Nova Cushion

SEA WATER en tête de liste INCI, sur les six teintes. Huit heures de contact, sous filtres minéraux SPF 50 PA++++.

Découvrir le cushion
Recharge du cushion Bibi Nova, coussinet remplaçable

La retouche nomade

La recharge cushion

Le boîtier reste en place, la formule se renouvelle. La liste INCI complète est publiée teinte par teinte.

Découvrir la recharge
Duo puff Bibi Nova, coussinets applicateurs de rechange

Le geste juste

Duo puff Bibi Nova

Un coussinet propre dépose la formule sans la pousser dans les creux. À renouveler régulièrement pour l'hygiène du réservoir.

Découvrir les puffs

Comment repérer une eau volcanique de Jeju sur une liste INCI ?

Trois réflexes suffisent. Ils valent pour toute allégation d'eau active.

Il n'existe pas de nom INCI eau de Jeju. La nomenclature internationale ignore les provenances. Cette eau apparaît sous la mention SEA WATER, parfois Maris Aqua. Une eau thermale se lit de même, sous une dénomination générique ou sous le nom de sa source. L'origine géographique figure dans la communication de la marque, jamais dans l'INCI seule.

La position dans la liste indique la concentration. Les ingrédients sont classés par ordre décroissant jusqu'au seuil de un pour cent. Une eau citée en tête constitue la base de la formule. La même eau reléguée derrière les conservateurs relève de l'argument de vente.

Eau volcanique n'est pas une mention réglementée, à la différence d'eau minérale naturelle. Rien n'oblige une marque à préciser laquelle des trois matières évoquées plus haut elle emploie. En l'absence d'information, la question mérite d'être posée. La liste complète du cushion est publiée teinte par teinte, sur la fiche produit comme sur celle de la recharge.

FAQ

L'eau volcanique de Jeju convient-elle aux peaux sensibles ?

Oui. Le magnésium et le zinc qu'elle contient sont décrits pour leurs propriétés apaisantes. Les tests de tolérance menés sur cette matière première ne relèvent pas d'irritation. Sur une peau franchement réactive, sujette aux rougeurs installées ou à l'eczéma, une eau thermale à visée dermatologique dispose toutefois d'un dossier clinique plus fourni. Elle reste le premier choix.

Peut-on remplacer un brumisateur d'eau thermale par un soin à l'eau de Jeju ?

Le geste n'est pas le même. Le brumisateur répond à un inconfort ponctuel : coup de chaud, rougeur, tiraillement après le nettoyage. Un soin à l'eau de Jeju agit dans la durée, en soutenant les mécanismes de rétention d'eau. Les deux se complètent.

L'eau de Jeju est-elle une eau de mer ou une eau douce ?

De l'eau de mer, à l'origine. Elle s'infiltre sous l'île et se filtre dans le basalte. Elle est ensuite dessalée, et sa dureté minérale ajustée avant formulation. Une eau de mer brute serait trop saline pour un usage cosmétique.

À partir de quel âge cette eau présente-t-elle un intérêt ?

Il n'y a pas d'âge de départ. Hydratation, défense antioxydante, régulation de la pigmentation : ces mécanismes concernent tous les âges. Ils deviennent simplement plus visibles à partir de la quarantaine, lorsque la peau retient moins bien son eau et que les taches apparaissent.

Une eau peut-elle réellement hydrater, alors que l'eau seule ne suffit pas ?

L'objection vaut pour l'eau pure, qui s'évapore en emportant une part de l'hydratation de surface. Elle ne s'applique pas ici. L'effet décrit dans les études ne repose pas sur l'apport d'eau, mais sur la stimulation des protéines qui permettent à la peau de retenir la sienne. La formule contient par ailleurs des agents occlusifs et humectants.

 

 

Crédit photo : La cascade de Jeongbang - île de Jeju par Linda Yuan Droit d'auteur: 13th

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